En fait, l'histoire complète commence un peu avant le samedi. Ainsi, vendredi soir dernier, le 22 Mai, j'avais proposé à John et Laura, que l'on se retrouve au Tsukuba Center un peu avant 22h, pour aller manger au restaurant et planifier les activités de notre week-end. Or, une fois n'est pas coutume, John était en avance, très en avance, si bien qu'il est finalement venu chez moi. N'ayant toujours pas de nouvelles de Laura, j'ai décidé de passer à sa chambre, puisqu'elle habite la Ninomiya House aussi. Nous ne sommes pas allés bien loin puisque nos l'avons rencontré sur le chemin, dans le hall de l'immeuble. Nous nous sommes alors dirigés vers le Tsukuba Center. En route, John s'est souvenu qu'il était précisément l'heure d'arrivée de deux nouveaux étudiants français de notre école au Tsukuba Center. Arrivés sur les lieux, ils étaient déjà entre les mains des japonais de l'université. Comme John s'était proposé de les accueillir depuis quelques mois et qu'ils se rendaient, à ce moment là, au dortoir de l'université en voiture, nous avons accompagné John là-bas, à pieds. Non sans se perdre, principalement et peut-être exclusivement à cause de moi, nous sommes arrivés au bon endroit, avec un léger retard de 20 minutes... sur un trajet qui en dure normalement 20. En fait, John habite dans le même dortoir donc il n'a pas eu trop de mal à suivre la route... D'ailleurs les chambres de ce dortoir n'ont rien à voir avec celles de la Ninomiya House, jugez par vous-même.
Les japonais nous ont ramenés au dortoir et sur la route, nous sommes passés devant l'onsen qui sert de douche aux résidents du dortoir, douche collective, au milieu des Japonais tout nus. John avait l'air de particulièrement affectionner ce côté de la chose. Je parle des douches, bien entendu. Ensuite, puisque nous n'avions toujours pas organisé notre week-end, John nous a raccompagnés à la Ninomiya House. Malheuresement, une fois arrivés devant le bâtiment, vers 2h du matin, nous n'avions toujours pas discuté de l'organisation des prochaines heures et du jour suivant. Comme quoi, 4 heures ne suffisent pas toujours pour organiser un week-end. Nous nous sommes alors donnés rendez-vous au Tsukuba Center à 8h30. Il faut un peu moins d'une demi-heure pour y aller, que ce soit à partir du dortoir ou à partir de la Ninomiya House. John est donc rentré un peu plus tard chez lui
Samedi matin j'ai retrouvé Laura dans le hall de l'immeuble, à 8h comme prévu, même si Laura maintient que j'avais une minute de retard. Je ne peux pas trop infirmer puisque, en effet, mon téléphone affichait 8h01. Nous sommes ensuite arrivés au Tsukuba Center un peu avant 8h30 au cas où John serait en avance. Pour corroborer ce que j'ai dit plus tôt, John est arrivé à la bourre, plutôt vers 9h. Nous avons alors pris le Tsukuba Express Rapid Service de 9h10. Pour situer un peu la scène matinale, nous avions tous les trois à peu près dormis 4h.
Première étape : Shinjuku [新宿]
Après un peu plus d'une heure de train et quelques problèmes d'orientation dans les gares de correspondance où le japonais est de rigueur, nous sommes arrivé à Shinjuku. J'avais emmené un plan du quartier et avais quelques idées quant aux activités à faire. Nous sommes tout d'abord montés dans la tour sud du Tôkyô Metropolitan Government Office pour avoir un panoramique de Tôkyô. L'entrée est gratuite, l'étage d'observation est le 45-ième et la montée depuis le plancher des vaches se fait en ascenseur, en 55 secondes. Nous avons gardé la tour nord pour plus tard.
Samedi matin j'ai retrouvé Laura dans le hall de l'immeuble, à 8h comme prévu, même si Laura maintient que j'avais une minute de retard. Je ne peux pas trop infirmer puisque, en effet, mon téléphone affichait 8h01. Nous sommes ensuite arrivés au Tsukuba Center un peu avant 8h30 au cas où John serait en avance. Pour corroborer ce que j'ai dit plus tôt, John est arrivé à la bourre, plutôt vers 9h. Nous avons alors pris le Tsukuba Express Rapid Service de 9h10. Pour situer un peu la scène matinale, nous avions tous les trois à peu près dormis 4h.
Première étape : Shinjuku [新宿]
Après un peu plus d'une heure de train et quelques problèmes d'orientation dans les gares de correspondance où le japonais est de rigueur, nous sommes arrivé à Shinjuku. J'avais emmené un plan du quartier et avais quelques idées quant aux activités à faire. Nous sommes tout d'abord montés dans la tour sud du Tôkyô Metropolitan Government Office pour avoir un panoramique de Tôkyô. L'entrée est gratuite, l'étage d'observation est le 45-ième et la montée depuis le plancher des vaches se fait en ascenseur, en 55 secondes. Nous avons gardé la tour nord pour plus tard.
Sortant de là, nous nous sommes dirigés vers le Shinjku Central Park, un peu rempli de japonais dormant dehors...
Nous nous sommes ensuite perdus un bon moment.
Et nous avons visité un petit sanctuaire avant d'atteindre le parc Shinjuku Gyoen.
Comme le parc était payant et que nous cherchions autre chose dans Shinjuku, nous nous en sommes éloignés. Après avoir tournés dans tout le quartier gigantesque sans jamais en avoir fait le tour et cherchés des points d'accès internet pour trouver l'évènement que nous recherchions, sans succès, nous nous sommes rabattus sur la gare pour demander de l'aide. Dans un point d'information, nous avons obtenu notre information. Nous avions un lien internet et la japonaise qui s'occupait de nous est allée jusqu'à imprimer la page intéressante du site pour nous indiquer le lieu de l'évènement ainsi que la station de métro à laquelle descendre. Et en fait, l'évènement n'avait pas du tout lieu à Shinjuku, comme Laura l'avait annoncé.
Deuxième étape : Iidabashi
Après avoir suivi les conseils que l'on nous avait donnés, nous sommes arrivés à Iidabashi lieu de l'évènement. Comme plus tôt dans la journée, je dirigeais la petite troupe à l'aide d'une carte. Je ne cache pas que je me suis trompé à un moment de direction, mais cette erreur nous a permis de trouver notre première borne d'arcade de Taiko no Tatsujin. Elle nous a aussi permis de croiser des français. Ils se reconnaissent de loin le français, ils sont particulièrement désagréables ! M'avisant de mon erreur de direction relativement rapidement, c'est-à-dire une fois arrivé en haut de la petite colline que nous venions de gravir péniblement, j'annonçais qu'il fallait redescendre. J'ai entendu quelques grognements mais de toute façon il était trop tard, il falliat redescendre.
Puis, quelques minutes plus tard, nous avons enfin trouvé le lieu de cette manifestation tant recherchée : la fête de la Saint-Yves : la Bretagne à Tôkyô. Si nous avons tant cherché cette manifestaion c'est parce que notre chère Laura est bretonne et que ça lui tenait à coeur. Nous sommes restés quelques heures pour assister à un concert de harpe, une reconstitution de combats médiévaux, un japonais qui jouait du biniou faux, un groupe de japonais qui jouaient de la cornemuse, et deux autres concerts dont le dernier était assez particulier. Au moins ça remuait un peu et nous avons sauté dans tous les sens pendant près de trois quarts d'heures. Par contre les japonais sont raides comme des piquets et complètement statiques... Le groupe c'est The Craftmen Club, nom probablement inspiré du film The Breakfast Club, dans un style autoproclamé Prototype Rock'n'Roll. C'est très étrange, très improbable, mais le concert était excellent. Et le chanteur s'est fait piquer sa bière par le cameraman. Laura, merci beaucoup de nous avoir un peu traînés là-bas
En sortant de là, il faisait nuit. Il était donc temps de retourner à Shinjuku. Mais comme le temps ne pressait pas, nous sommes retournés à la borne de Taiko no Tatsujin pour que John puisse prendre l'engin en main et commencer à s'entraîner.
Troisième étape : Shinjuku
De retour à Shinjuku en pleine nuit, nous sommes montés cette fois-ci à la tour nord du Tôkyô Metropolitan Government Office, la seule des deux qui est ouvert la nuit et qui permet donc d'admirer l'actuelle capitale nippone de nuit.
Nous avons ensuite cherché l'hôtel dans lequel à été tourné le film Lost in translation, que nous avons trouvé relativement facilement. Nous avons pu entrer dans un hôtel luxueux malgré nos allures de pouilleux. En effet, nous avions marché toute la journée sans relâche sous la chaleur, et la courte nuit de la veille n'arrangeait rien à nos apparences. Nous sommes montés à l'étage du bar mais nous ne sommes pas restés, bien qu'on nous l'ait proposé. Ce n'est que partie remise, nous y retournerons quand nous aurons une meilleure tenue. Avec cette visite s'achevait la promenade à Shinjuku. Il était temps d'aller à Shibuya pour la nuit.
Quatrième étape : Shibuya [渋谷]
L'arrivée à Shibuya, hors de la station de métro, c'était un festival de néons lumineux, d'écrans géans très colorés sur les bâtiments, de gens défilant la rue dans des tenues aux assortiments de couleurs indescriptibles. Nous avons fait un tour dans le quartier en marchand au hasard, et comme il était 22h, nous avons rencontré, de loin, quelques japonais bourrés. Dès que nous avons trouvé un endroit où manger nous nous sommes rués dedans tellement nous avions faim, et John nous vantais le rapport qualité/prix de la chaîne. Une fois le repas salé engloutis, nous avons migré dans le restaurant jouxtant le précédent, sorte de Maid Café, pour prendre un dessert.
A notre sortie nous étions un peu fatigués. Il faut dire que cela se justifie. Nous avons marché toute la journée, été à un concert et avons peu dormi. Nous nous sommes donc mis en route à la recherche de Love Hotel, pour voir à quoi cela ressemblait de l'intérieur. Après nous être un peu perdu et avoir demandé notre chemin, nous sommes arrivés dans le coin des hôtels, tous relativement chers. Après une heure d'errance et la venue de la pluie, nous avons abandonnés l'idée de dormir en Love Hotel.
Finalement nous avons cherchés les Hôtels Capsule. Pendant que John demanda où l'on pouvais en trouver, on tenta par deux fois, de lui proposer des services sexuels... Il apprit alors que les Hôtels Capsule n'acceptaient pas les filles. Laura étant difficilement transformable en garçon, nous avons alors décidé de ne pas dormir.Pour nous occuper, nous sommes allés au Starbucks Coffee en face de la place où trônait le fameux chien Hachiko. A trois heures et demie, le Starbucks Coffee fermant, nous nous sommes alors installés sur la place, autour de ladite statue. Et nous y sommes restés jusqu'au levé du soleil, c'est-à-dire vers 5h du matin. Pour passer le temps, et sûrement en manque d'internet, John a cherché un point d'accès de son ordinateur portable. Comme par miracle, il y avait un réseau non sécurisé sur lequel il s'est vite connecté pour écrire un article, en direct live de Shibuya, sur son blog !
Une fois le soleil levé, pour ne pas que l'on s'endorme devant la statue, nous avons un peu marché jusqu'à ce que les stations de métro ouvrent. Pour prendre des repères pour plus tard, nous sommes allés à Harajuku, le quartier connu pour les vêtements locaux et les défilés de cosplay.
Cinquième étape : Harajuku
Cinquième étape : Harajuku
Harajuku n'est qu'à une station de Shibuya. Nous avons arpentés l'une des rues principales, directement en face de la sortie de la station de métro. La rue était totalement vide de gens, contrairement à Shibuya, et possédait un Seven Eleven dans lequel je me suis fourni en melon pan.
Puis nous sommes retournés à pied à Shibuya, non sans boire un café ou un jus d'orange achetés dans un des nombreux distributeurs plantés dans les rues, pour ne pas nous endormir sur le trottoir.
Sixième étape : Shibuya
De retour à Shibuya nous sommes retournés à la place Hachiko pour observer un groupe de volontaire d'une église locale, nettoyer la place et la statue sous la pluie.
Il s'est passé tellement de chose cette nuit là sur cette place... Après un certain temps, nous sommes entrés dans le Mc Donald's non loin de la place Hachiko, plus pour soulager nos vessies que pour nous sustenter. Lorsque la clim', gelant la pièce, eut fini de m'insupporter, nous sommes sortis. Je n'ai toujours pas compris l'intérêt de la climatisation à 20°C à 8h du matin. Surtout que la température extérieure n'était pas des plus suffocantes. Nous souvenant du nom du magasin de vêtements que le japonais nous avait donné deux jours plus tôt, nous nous sommes dirigés, toujours sous la pluie, d'abord vers le bâtiment pour femme puisqu'il présentait l'avantage de nous protéger efficacement de la pluie. Nous avons attendus près d'une heure et demie l'ouverture du magasin, prévue à 10h. D'ailleurs nous n'étions pas les seuls à attendre l'ouverture longtemps. A 9h John s'est endormi sur lui-même, comme le font les japonais. A exactement 10h, le magasin à ouvert, les gens se sont rués dedans et Laura et moi avont réveillé John avant d'entrer. Le magasin était rempli de vêtement et d'accessoire féminins suivant la mode japonaise actuelle, sur 6 étages. On devrait interdire aux japonaises de choisir leurs vêtements. La plupart du temps, le mélange des couleurs, l'assortiment des motifs ou même simplement la forme de la coupe est absolument atroce. Et la mode des loose socks semble être totalement morte. Dommage. Enfin, l'horreur est valable pour l'autre sexe aussi. Nous avons ensuite visité le bâtiment pour hommes. Il est d'ailleurs à moitié rempli de magasin pour femme, comme quoi la parité n'est pas mieux respectée au Japon. Et les japonais ne savent pas plus s'habiller que leurs homologues féminines. En tout cas ceux qui cherchent à être à la mode. Plus nous arpentions les boutiques et plus c'était laid et féminin. Non, définitivement, la mode japonaise fait saigner les yeux. Pour nous remettre de nos émotions, nous avons cherché la salle de jeu d'arcade du film Wasabi, mais sans succès, après avoir testé deux salles, toujours sous la pluie. Entre les deux salles nous avons mangé au même endroit que la veille, mais Laura etmoi quelques choses d'un peu différent. Nous sommes alors retournés à Harajuku.
Septième étape : Harajuku
Cette fois-ci, la rue était bondée et comme il pleuvait trois gouttes, tous les parapluies étaient de sortie. Et un japonais avec un parapluie c'est insupportable et très, très énervant. Les japonais ne sont, en moyenne, pas grands et ne pensent jamais à soulever leur parapluie quand ils croisent quelqu'un. La plupart du temps il faut éviter les baleines... ou simplement donner un grand coup dans le parapluie pour faire de la place. Nous avons, au cours de notre périple, vu deux ou trois habits locaux, mais la plupart devaient être rangés à l'abri de la rosée.
Au cas où cela ne soit pas ressortis dans l'article, c'était un week-end extraordinaire, magique et inoubliable, tant sur ce que l'on a vu, que sur ce que l'on a ressenti dans ces immensités métalliques et lumineuses. Pour ceux qui sont arrivés jusqu'ici, imaginez-vous bien que tout ce que vous avez lu n'est rien comparé à l'expérience que nous avons vécue !
1 commentaire:
Ouaaa, je viens de lire ton article (bien le gars, il lit avant de commenter)
Vu la qualité, je n'ai rien a rajouter!!!
Je vais donc faire le gros flemmard et juste mettre un lien vers ton blog.
Félicitation pur ta prose!!
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