vendredi 28 août 2009

Dernier jour à Tôkyô

De retour sur le blog après un petit mois d'absence. En fait, depuis que je suis rentré en France j'ai été pas mal occupé, et je crois que ce n'est pas près de finir... Cela doit être ça le début de la fin... Je n'ai donc pas eu beaucoup de temps pour continuer le blog qui, tel quel, donne un petit goût d'inachevé. Je reprendrai donc là ou je me suis arrêté : mon dernier week-end à Tôkyô, ou plutôt mon dernier samedi puisque le dimanche il fallait que j'empaquète tout mon fourbis dans la valise et, croyez-moi, ou pas, ce n'était pas une mince affaire.

Pour mon dernier jour je n'ai absolument pas fait dans l'originalité : je suis resté à Akiba ! Après trois mois occupés à aller travailler les jours de semaine et à visiter Tôkyô le week-end, j'étais pas loin du surmenage. Bon, c'est peut-être un peu exagéré, mais se promener dans Tôkyô ce n'est pas du tout reposant. Ce jour là j'avais donc décidé de me poser à Akihabara, et de profiter du paysage et des distributeurs de boissons pas chères à 100円.



En passant, j'en ai aussi profité pour dire au revoir aux maids. C'est pas qu'elles vont me manquer mais... En fait si, je crois qu'elle vont me manquer, surtout celles qui distribuent des éventails uchiwa [団扇] en plastique. Ils sont quand même mignons leurs costumes.


Je voulais aussi dire au revoir à la Miss Akiba, une maid qui se pose devant le Gamers et qui distribue des plans ou aide les gens à s'orienter dans le quartier, en anglais pour les étrangers, mais ce jour là elle avait été remplacée par un monsieur sans uniforme. C'est pas drôle, il n'a même pas joué le jeu.


Je crois que la plus grosse surprise de la journée fut ma rencontre avec Haruhi, la déesse! Je la remercie grandement de s'être déplacée depuis Kyôto exprès pour moi. Oui, je sais, je rêve, mais c'était particulièrement surréaliste comme scène. En plus avec le feu rouge, personne ne bougeait, c'était comme si le temps s'était suspendu...


Puis est venu les itasha et l'ita-bus décorés d'autocollants de personnages d'anime. En l'occurence, là c'était plutôt pour faire la promotion d'un eroge (jeu vidéo plus ou moins porno) : Dream C Club sur Xbox 360. Je n'ai su qu'après ces détails...








Des autochtones.

Un petit air de déjà-vu : le même panneau publicitaire que quelques semaines auparavant.

Tchou-tchou... Ha non, c'est un train électrique...

Puis j'ai croisé John alors que je m'étais posé sur une rambarde à côté du Gamers sur Chûô Dori. On a fait quelques emplettes et on est allé chez Géraldine, nouvellement installée sur Tôkyô en prenant la Hibiya Line [日比谷線]. Après s'être tous les trois restaurés au Sukiya de la gare, je suis allé visiter. [...] En partant, j'ai essayé de reprendre le même chemin qu'à l'aller, mais à l'envers. Bien sûr, ça n'a pas loupé, je me suis paumé!


J'ai tout de même fini par trouver le bon chemin en faisant demi-tour puisque je m'étonnais de ne voir ni ligne électrique ni pont en face de moi. Car, oui, j'avais bien repéré que la gare était en hauteur. J'ai attrapé le premier train qui passait, à savoir un local. A l'heure qu'il était, je crois qu'il n'y avait guère d'autre choix que de prendre un local. Et puis je commençais à m'inquiéter de pouvoir retourner à Tsukuba. J'avais plutôt peur de passer ma nuit à Kita-Senju si je ratais le dernier TX.

Je me suis donc hâté de sortir de la Hibiya Line pour rejoindre la gare du Tsukuba Express. Une fois les marches de l'escalier gravies voici ce que j'ai vu :


J'ai tourné la tête sur le quai, le train entrait tout juste en gare. J'ai rapidement dégainé mon appareil photo, toujours prêt pour une utilisation rapide, j'ai pris la photo et j'ai sauté dans le dernier train de la journée avant que les portes ne se referment. Pour information je suis arrivé chez moi à 1h du matin !

Les petits points lumineux indiquent les stations auxquelles le train s'arrête,
le point rouge étant le shuuten [終点] ou terminus.


Une petite pub pour encourager les gens de Tsukuba
à passer au Mont Tsukuba pendant l'été.


Sur cette magnifique photo publicitaire s'achève mon périple japonais à Tôkyô... En fait il me reste quelques autres articles à faire sur la culture japonaise donc ce n'est pas encore tout à fait terminé. Et puis, il y a toujours mon passage dans le Kansai qui reste un mystère... J'essayerai de trouver du temps.

Stay tuned.

jeudi 20 août 2009

Tsukuba et les grenouilles de pierre

Pour certains l'animal symbole de Tsukuba c'est la chouette, comme l'on peut en voir des statues dans un parc près de la gare du Tsukuba Express et des représentations sur le quai.



En particulier il y a une grande statue de chouette qui commémore l'entrée en service du Tsukuba Express le 24 août 2005, il y a donc bientôt 4 ans. Pour ceux qui se poserait la question, oui c'est ce qu'il y a d'écrit sur la plaque.


Pour moi la chouette est surtout connectée au Tsukuba Express et non à Tsukuba même. Je pense que Tsukuba est mieux représentée par les grenouilles. Quelque part perdu au milieu du folklore japonais, une légende raconte que les grenouilles sont arrivées à la surface de la planète en descendant du mont Tsukuba [筑波山]. Cela se justifierai donc. Sur le trajet pour aller travailler il y a un certain nombre de statue de grenouille, les grenouilles de pierre de l'article précédent.







Ces deux là jouent les sages, mais je n'ai pas réussi à trouver le troisième.






Ma préférée...


Et pour terminer, puisque j'ai parlé des chouettes, je vous présente Popo-chan [ポポちゃん]


mardi 18 août 2009

Malade

La semaine dernière, comme je l'ai déjà dit, il n'y avait pas de navette pour aller travailler. Or mercredi je devais retourner au labo pour récupérer les données de mes dernières expériences afin de les traiter et de les incorporé à la présentation que j'avais à faire le lendemain matin. Je suis parti de chez moi vers 15h20 et je suis rentré vers 19h30. J'ai donc mis 4 heures pour aller récupérer un DVD. 4 heures pour un simple DVD. Ce jour là j'ai été contaminé par la maladie effroyable qui touche le Japon: l'inefficacité individuelle. Enfin c'est ce qui pourrait être pensé si je m'arrêtais là dans mon histoire.

Je suis donc parti au Tsukuba Center en passant,comme tous les jours, devant la rizière à grenouille, pour attraper le bus.



Ne cherchez pas la rizière, elle était plus dans le fond de la route,
après le parking-ascenseur-à-voitures.
Une petite bête sur la chaussée.


Non, je n'ai pas pris la photo pour moi...

Ces derniers temps j'ai beaucoup parlé des cigales, et je n'ai pas tout à fait terminé d'ailleurs. Toujours est-il qu'il n'y a pas que les cigales qui font parties du paysage musical assourdissant de l'été japonais. Il y a aussi un autre insecte, qui produit un chant étrange, aigu, saccadé puis continu et qui recommence sans arrêt ce cycle. Ce jour-là, le pistant au son, j'ai découvert un représentant de cette espèce, qui ressemble tout de même beaucoup à la cigale. Il a eu un peu peur et s'est vite sauvé donc je n'ai pas pu prendre de vidéo le montrant bouger son abdomen contre ses ailes...



J'ai attrapé mon bus à l'heure, et je suis parti en direction du site de Sakura. Je ne conaissais pas encore exactement la ligne et les différentes positions des arrêts, donc je suis descendu un arrêt avant celui que je devais. Ce n'est pas grave j'ai pu prendre mon temps pour photographier les grenouilles qui sont restées de pierre. Puis je suis arrivé devant la porte de mon bâtiment.


Au Japon on est toujours bien accueilli !

Aujourd'hui j'ai croisé une mante religieuse qui dansait à l'entrée du bâtiment, mais comme j'avais oublié mon appareil photo, je ne l'ai regardée qu'à bonne distance. Je suis donc allé cherché le fameux DVD qui trônait sur un bout du bureau. Et j'ai pris quelques photos de mon travail pour avoir des images réelles et concrètes à mettre dans ma présentation.


Voilà une photo typiquement réelle : le petit prince qui se repose sous l'arbre qu'il a planté, arrosé et apprivoisé. Ha, ce n'était pas un arbre qu'il a apprivoisé, on m'aurait donc mentit ? Un panneau indiquant "Beware. Restricted area. Over this door sane mind will turn insane. " à l'entrée du bâtiment ne serait pas de trop. Enfin, pour moi c'était déjà foutu.


Donc je suis sorti pour aller rejoindre l'arrêt de bus et rentrer. Evidemment j'avais oublié les horaires, et au moment de descndre je n'ai pas eu la présence d'esprit de regarder l'heure des services suivants. J'y ai pensé avant et après, mais... enfin l'histoire est bien connue, violence, puissance, inconscience... oui inconscience celà doit être ça. Enfin bon j'allais pas gâcher ma fin de journée à ruminer, il me suffirait d'attendre. Quand je suis arrivé à l'arrêt, le bus venait tout juste de passer, je le voyais dans la file de voiture. J'attendrais donc le suivant dans la rizière la plus proche.

Amaterasu prend quelques heures de repos.
Il faut dire qu'elle se lève tôt elle...

Non, je ne suis pas drogué.



Puis j'ai attrapé le bus suivant en l'attendant tranquillement à l'arrêt. En arrivant au Tsukuba Center, j'ai décider d'aller faire mes courses pour quelques jours donc je me suis dirigé vers le Kasumi. En haut des escaliers j'ai rencontré une cigale. Etendue sur le dos, regardant le ciel puis me regardant, elle bougait lentement les pattes quand je lui faisais de l'ombre avec ma main. Manifestement elle n'était pas en grande forme et ses mouvements se faisaient de plus en plus lent. Je suis parti après quelques longues minutes d'observations, ne pouvant rien faire face à l'inéluctable.

C'est sur cette touche un peu triste que je m'en vais me reposer à mon tour, motivé par mes hallucinations me faisant croire que le lit m'appelle. Et non, je ne suis pas drogué !

dimanche 16 août 2009

Tôbudôbutsukôen Station

東部動物公園駅

C'est après avoir fait floc floc dans l'huile comme les sardines à Odaiba et être passé par Akiba pour prendre les photos précédentes que je me suis dirigé vers Kasukabe. Cette fois-ci je ne me suis pas fait avoir, j'ai pris un express. J'ai ensuite un peu continué sur la ligne pour descendre à la grande station d'échange de Tôbudôbutsukôen [東部動物公園], avant de repartir dans l'autre sens pour rentrer, encore une fois, en express




Et sur le quai d'en face, le train pour un sommeil continuellement interrompu. Les deux petits kanjis en noirs ils indiquent service local. Donc, et je me répète, il ne faut prendre ces trains qu'en correspondance pour aller dans une petite gare entre deux importantes. Le monde se divise en deux catégories : ceux qui dorment au gré du roulis et ceux qui suicident leurs roupillons...